Project Pelican

The Silent Hill (part. 3/3)

San-Francisco

Après l’expédition sur les docks, le lendemain nous avons suivi une camionnette et la journaliste aussi.

Nous avons décidé de retourner observer la villa aux jumelles depuis la colline, c’est plus sûr.
La journaliste aussi juge plus prudent de faire profil bas.

Nous nous demandons si nous pourrions aller visiter les bureaux du détective Wilson, et comme la journaliste nous avait donné l’adresse, nous y allons, bâtiment miteux dans quartier miteux. Plaque au premier étage avec seulement son nom. Immeuble d’habitation. La journaliste n’était jamais allée à l’agence. Boîte aux lettres pleine, on la vide: factures et pubs, de 3-4 semaines. A l’étage, porte d’appartement. Avec un autre appart en vis-à-vis. Simon (Redrock) tente de crocheter la porte, et y parvient sans bavure. Sam s’inquiète d’un piège d’une sorte ou une autre et ne trouve rien, la couche de poussière laissant penser que personne n’est venu depuis quelques temps.

Bureau petit et fonctionnel, machine à écrire, meuble à dossier suspendu. Une chambre, un salon, une salle de bain, une cuisine. Aucun aliment dans la cuisine, si ce n’est quelque bière dans le frigo. La chambre : lit défait, des vêtements, aucune photo, un bouquin qui traîne, la chambre contrairement à la cuisine fait habitée. Rien de notable dans la poubelle de la cuisine, pas d’aliment non plus. Salle de bain : des anti-douleurs, brosse à dent, savon, beaucoup de bouteilles de parfum, plein de fois la même eau de Cologne à l’odeur assez forte. Pas de matériel de développement de photo. Une boîte de revolver. Salon assez dépouillé, une table deux chaises une télé une radio un ventilateur, une bibliothèque avec quelques romans. On cherche des choses planquées, rien, mais un des dossiers porte le nom du mexicain Jackson Burgam : une autre adresse griffonnée, un listing de numéro de livraison avec des descriptions physiques sommaires de personnes, et toutes les adresses qu’on avait déjà sauf Little Italia. Posées par terre 4 bobines de films genre super 8. Les autres dossiers sont plus du genre enquête d’adultère. Rien en rapport avec la boucherie. Pas de projecteur pour les bobines dans l’appart, ni de caméra. On trouve un peu d’argent. On ne trouve pas de plaque militaire. Dans la cuisine il n’y a rien à manger mais il y a des casseroles.

La Fumée sort avant les autres pour voir si quelqu’un observe, mais n’est pas très alerte.

Nous repartons en fermant derrière nous.

Pour visionner les bandes, nous prenons rendez-vous avec la journaliste chez un de ses amis.

L’écriture dans le dossier : le listing c’est une autre écriture sur un papier que laisse penser qu’il sort d’un registre, les adresses en revanche c’est la même écriture que ce qu’on a déjà. Sur le listing, il y a des dates , de 67 à 69, probablement se poursuivait avant après, pour environs 80 personnes, apparemment trois livraisons, 60% femmes, 40% hommes. Les descriptions physiques : latino ou amérindiens semble-t-il, il n’y pas beaucoup de blonds aux bleus, même s’il y en a.

Nous allons au rendez-vous dans un café avec des livres, elle nous y attend et nous passons dans une petite salle avec projecteur. Les bobines : ni titres, ni dates, ni numéros. Au lancement de la pellicule, il y a une date, et cela correspond aux livraisons. Ça ressemble à un mauvais porno violent. Les filles sont violées, et les hommes eux semblent libres et pas latino. Les autres séquences sont de la même eau sauf sur le début d’une des bandes : un homme en contre-jour qui semble bouffer une femme vivante, avec forces cris et grognements, il semble avoir une grande force. Ça ne semble pas être wJason Wilson, ce n’est pas Burgham. C’est la seule vidéo où l’homme peut correspondre à un élément du listing, dans les scènes porno les filles peuvent correspondre, pas les hommes. Probablement que ce bout de films est une amorce prise sur une autre bande.

Duncan se demande s’il y a un rapport entre ces livraisons humaines et le bateau naufragé dans la baie à cause de l’absence de phare. La journaliste est très pâle. La fumée lui donne de quoi fumer pour se détendre.

L’adresse dans le dossier semble correspondre à un entrepôt. Les films pourraient avoir été tournés dans un entrepôt. Le bout de film avec le cannibale difficile à définir un lieu. Les hommes des livraisons n’apparaissent pas dans les films, y a-t-il d’autres bandes ? Ou étaient-ils employés à autre chose ?

Vu qu’on a des dates, on peut essayer de voir si un bateau est là à chacune de ces dates. Anita la journaliste peut essayer.

D’après elle, le trafic alimente aussi de la prostitution standard et des travailleurs clandestins. La journaliste aimerait garder les bandes, elle peut tout à fait en planquer en sécurité.

Elle avait rencontré Wilson il y a environs un an, dans le cadre d’une autre affaire, elle n’a jamais mangé avec lui, il se parfumait déjà beaucoup, dès le début, enfin lui semble-t-il, elle n’est pas sûre.

En regardant la scène de cannibalisme image par image, le cannibale est nu, la victime aussi, et ça a été filmé dans une pièce éclairée par une lucarne en hauteur ou un projecteur, et la pièce est en longueur, sur le mur un instant on entraperçoit une marque de peinture en arc de cercle.
L’amorce de cette bobine porte un numéro : 15-6 (à l’américaine, ce ne serait pas une date) d’une écriture différente des autres bandes et différentes de celle de Wilson, les autres bobines seulement des dates.

Nous laissons les bobines sauf celle du cannibale à la journaliste, et nous cherchons sur le listing les marques de ce qui a été écrit sur les pages précédentes : d’autres listings pas vraiment déchiffrables.

La journaliste va essayer de se renseigner sur l’entrepôt.

Nous vérifions que nous ne sommes pas suivis : Sam a brièvement eu l’impression qu’une voiture nous suivait, mais c’était fugace, reste le doute. Nous changeons d’hôtel miteux.

La journaliste a demandé à un ami de passer près de l’entrepôt, qui a un panneau à vendre avec un numéro de téléphone … non attribué, et le cadastre a égaré la feuille de ce pâté de maison. Elle a vérifié pour l’ancienne colonie de vacances, là il y a un nom de proprio, une église protestante qui a fait faillite, la colonie n’est plus en activité, mais le terrain n’est pas à vendre. De nuit l’entrepôt n’est pas éclairé. Duncan ne voit ni garde ni chien, ni entendu de bruit. En revenant, nous ne repérons pas de filature.
La Fumée nous confectionne des pendentifs sensés nous protéger des balles, dit-il.
Nous nous rendons à l’entrepôt avec la journaliste, préparons la voiture en vue d’une éventuelle fuite, emportons de lampes torches. Nous entrons sans difficulté majeure, l’entrepôt semble vide, une partie sur le bas est aménagée en cellule ou truc du genre, briques et barreaux. Les cellules sont numérotées avec des chiffres peints grossièrement aux murs, c’est sans doute ce qu’on a vu sur le film. Peut-être des taches de sang, mais avec cette lumière, difficile. Cela semble abandonné, probablement lavé à grande eau. Dans un coin, des restes de matériel type médical, seringue, goutte à goutte, ceinture d’attache, une scie rouillée avec peut-être du sang, un ou deux instruments, un écarteur pour ouvrir une cage thoracique. Pas de lit, ni la zone qui aurait servi pour le porno, ou alors ça a été rangé. La zone est une zone d’entrepôts et pas très passante. Les lucarnes pourraient correspondre au film. En fouillant les cellules, quelques traces de sang séchés, et un endroit où le mur de briques semble avoir été colmaté, et la tôle semble avoir été défoncée et renforcée, vers la cellule voisine. Les trous ne permettraient pas le passage d’un homme.
Nous vérifions encore si nous sommes suivis, il semble que non.

L’adresse de l’entrepôt était sur un autre document que les autres adresses. Little Italy était la première adresse sur l’autre liste.

Le lendemain, nous retournons à l’entrepôt, essayons de repérer une éventuelle filature, sans rien de particulier, alors que nous arrivons à proximité de l’entrepôt, une camionnette surgis pour nous emboutir avec un pare-buffle, Simon au volant accélère et obtient que nous soyons seulement frappés sur l’arrière. La Fumée essaie de tirer sur le véhicule avec le fusil. Mais nous ne parvenons pas à dégager le véhicule et un autre vient nous bloquer à l’avant : impossible de fuir avec le véhicule. Des hommes en treillis militaire sortent des véhicules, La Fumée jette son arme en disant « je me rends ». Mais ils nous tirent dessus avec des seringues qui nous endorment.

Comments

Cedric_Jeanneret

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